Des ruses pour se défendre

La vie de la grenouille ne se résume pas à jouer, s'amuser et gober des insectes. Elle doit aussi prendre garde de ne pas se faire dévorer. Elle est constamment sur le qui-vive car elle a des ennemis : le héron, la loutre, la belette, le hibou, la mouffette, le renard et certains poissons, par exemple. Cependant, le plus dangereux de tous est sans doute le serpent-jarretière, qui dégusterait volontiers s'il pouvait une grenouille à chaque repas.

Pour se protéger, la grenouille se fie à sa vue perçante et à son ouïe fine. Sur le rivage, elle se tient toujours face à l'eau. Elle est munie de chaque côté de la tête d'un grand tympan circulaire très sensible aux onde sonores. Dès qu'elle entend une brindille craquer ou qu'elle pressent un danger, elle plonge et nage jusqu'au fond de la mare. Comme sa peau est très glissante, il est aussi difficile de la saisir qu'un savon tout mouillé.

Pourtant, beaucoup de grenouilles se font prendre. Certaines crient à corps perdu quand on les attrape. Souvent, ce bruit soudain surprend l'ennemi et donne le temps à la grenouille de s'échapper. D'autres avalent de l'air et se gonflent dans l'espoir de convaincre l'attaquant qu'elles sont bien trop grosses pour lui.

De plus, les grenouilles aborent des couleurs et des motifs qui se fondent dans la nature et les rendent presque invisibles. Certaines, comme les rainettes, changent même de couleur pour s'adapter au milieu environnant. En se confondant ainsi avec le paysage, elles échappent plus facilement à leurs ennemis affamés.



Lorsqu'on la capture, la grenouille du Nord dégage une odeur qui rappelle celle du vison.